Villedieu Traiteur  
  Vllledieu Traiteur Hauttab
 
Histoire du Groupe Villedieu

HISTORIQUE

 

Gilbert, passionné par l'univers du sucré, a appris de son père André les secrets du métier pour mieux les révéler à son fils Claude. Composée de trois générations de Meilleur Ouvrier de France, la famille Villedieu est un exemple unique dans les annales de la pâtisserie française.



André, l'aventurier :
Son métier, il l'apprend d'abord chez son oncle, puis chez Olive, pâtissier marseillais de renom. Possédant une sacrée vitalité, André fait fonction de professeur d'éducation physique pendant toute la durée de son service militaire.
Ce Villedieu là, avait un sacré caractère ! Pendant la guerre, alors que les allemands bombardaient Marseille et que la population était terrorisée, André attendait tranquillement que ses mille-feuilles veuillent bien finir de cuire. Envoyé dans un camp de travail à Nancy et ne trouvant pas les barreaux à son goût, il sévade tout bonnement, déguisé en pêcheur et suit tranquillement les cours d'eau pour descendre la vallée du Rhône.
Réembauché par son oncle, il ne tarde pas à se mettre à son compte en achetant un fonds dans la banlieue, à Plan de Cuques, mais son rêve est bien la conquête de Marseille. C'est en reprenant une pâtisserie en 1952, boulevard Baille, que son prédécesseur lui inocule le virus des concours. De pièces artistiques en pièces artistiques, il affine son art.
Après les éliminatoires régionales, André est consacré Meilleur Ouvrier de France en 1955. Les marseillais affluent pour dévorer des yeux la vitrine, toujours décorée de pièces plus belles les unes que les autres, savourent ensuite les douceurs préparées amoureusement par André et son fils Gilbert.

De père en fils :
Gilbert est né le 6 août 1933 dans la capitale phocéenne aux merveilles encore englouties.
Gilbert se souvient particulièrement bien des années de guerre où les pâtissiers ne travaillaient qu'à façon. Les clients arrivaient avec des ingrédients car les achats ne pouvaient plus se faire. Les gâteaux sortaient du magasin dans les lessiveuses pour leur être livrés très discrètement. Une drôle d'époque.
Lorsqu'il fut en âge de prendre métier, il resta tout naturellement aux cotés de son père. L'apprentissage, avec ses heures très matinales, lui semblait très doux comparé à l'anxiété qu'il nourrissait à l'égard des études. Pourtant, vaillamment, il va suivre les cours du soir, pour apprendre ce qu'il ne savait peut être pas !
Gilbert ne peut échapper au Service Militaire. Incorporé dans l'artillerie anti-aérienne, il apprend à faire passer les obus dans des canons puis devient le chauffeur de colonel Chasson.
A son retour, il a la chance de vivre une période exaltante où son père prépare le concours de Meilleur Ouvrier de France .
A son tour stimulé, il joue la carte professionnalisme à fond, carte maîtresse.

Une pâtisserie stylée:
Son père est jeune encore et assume la responsabilité du laboratoire de pâtisserie, Gilbert a donc le temps de se former et de s'informer sur toutes les techniques du métier. Voulant maîtriser l'art du sucre, il fait un stage chez Auguste Pralus à Roanne et chez Tholoniat à Paris.
"C'est en quelque sorte mon maître spirituel. Tholoniat a apporté des boulversements dans l'art d'élaborer des pièces. Entre autres, il a remplacé le fil de fer pour monter les bouquets par des branches naturelles de rosier qu'il pulvérisait. Les bouquets devenaient plus élégants, plus aériens. C'était un grand pas en avant".
Sculteur dans l'âme, Gilbert l'est assurément. Ses chefs-d'oeuvre remportent tous les premiers prix dans les concours où il se présente : Nice, Toulouse, Paris, et bien d'autres villes. Il obtient le titre de Meilleur Ouvrier de France en 1961. Une fois le talent reconnu, il est plus facile de conduire une équipe. Le personnel est fier de son patron et devient fidèle, condition essentielle de prospérité dans les années 55-70 où il n'était pas facile de trouver de bons collaborateurs. Le départ de l'un d'eux pouvait remettre en question un système de production.
Or, il ne fallait pas se permettre de faire un faux pas dans les projets ambitieux échafaudés par la famille Villedieu dont la notoriété ne cessait de grandir.

Revenir a l'accueil du site Villedieu traiteur

Viledieu Traiteur historique
Viledieu Traiteur historique
Viledieu Traiteur historique
Viledieu Traiteur historique
Viledieu Traiteur historique
Viledieu Traiteur historique
Viledieu Traiteur historique
 
Accueil du site de Villedieu traiteur, meilleur ouvrier de France depuis trois generations   Villedieu Traiteur BasTableau